Anodisation
La couleur et les aspects
Recommandation
Thermolaquage
Perception de la couleur
Le métamérisme
Les référenciels
La fabrication
Le thermolaquage
Les recommandations
La couleur et les aspects
La couleur :
On distingue principalement deux types de coloration :
Coloration chimique :
Elle est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques contenant des colorants organiques pour les applications intérieures ou minéraux pour les applications extérieures avec une tenue moyenne aux U.V.
Exemples de couleurs organiques : rouge, bleu, vert, noir, etc.
Exemples de couleurs minérales : gammes des Or, Champagne.
Coloration électrolytique :
Elle est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques, avec courant et tension. Ces bains contiennent des sels métalliques conférant pour les applications extérieures une excellente tenue aux U.V.
Exemples de couleurs électrolytiques : bleu, vert, gris, gamme des Bronze, Or.
Les aspects :
On peut industriellement obtenir plusieurs types de finition :
Brillant :
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.
Par voie chimique, dans un bain acide, avec ou sans courant (brillantage chimique ou électrolytique).
Satiné :
Par voie chimique dans un bain fortement alcalin.
Brossé :
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.
Emerisé :
Par voie mécanique avant anodisation, avec une toile d'émeri.
Tous ces aspects peuvent être combinés avec des colorants ou non : par exemple, brossé brillanté, satiné incolore, brillanté coloré, etc...
Du fait de sa structure, la couche d'Anodisation ne doit pas subir de déformation mécanique. Il est donc important de mettre en forme (pliage et cintrage) la pièce d'aluminium avant Anodisation.
Pour obtenir un aspect uniforme de l'ouvrage il est recommandé de bien spécifier l'alliage utilisé, de réaliser des échantillons témoins et de limiter les sources d'approvisionnement. Dans le cas de pièces en tôle il faut tenir compte du sens de laminage.
Thermolaquage
Perception de la couleur
Le métamérisme
Les référenciels
La fabrication
Le thermolaquage
Les recommandations
Perception de la couleur (voir ADAL Informations n° 16)
La notion de couleur est liée à la perception et à l'interprétation subjective de chacun.
De nombreuses conditions affectent la façon dont on perçoit les couleurs :
- Différences de luminosité (soleil, lampe au tungstène, lampe UV)
- Différences d'observateurs (œil de chaque individu, âge,...)
- Différences de taille des pièces revêtues (échantillons de faible taille, géométrie,...)
- Différences de fonds (contraste)
- Différences directionnelles (angle d'observation,...)
Le but de la colorimétrie est de traduire par des valeurs numériques les plus objectives le jugement visuel d'un observateur humain.
La colorimétrie utilise trois notions :
La Teinte (rouge, jaune, vert, bleu,…)
La Clarté (claire, foncée),
La Saturation (couleurs vives, couleurs ternes).
NB :le mode de mesure couramment utilisé est le système CIELAB (L*,a*,b*).
Le métamérisme (voir ADAL Informations n° 16)
Un même revêtement peut présenter des apparences identiques ou différentes selon l'éclairement. On appelle ce phénomène le métamérisme.
Visuellement, le métamérisme se traduit par un phénomène d’amplification ou d’inversion d’une teinte si on change la composition de la lumière sous laquelle on l’observe.
Exemple : Une teinte apparaissant légèrement rouge sous un éclairage donné devient beaucoup plus jaune observée sous une autre lumière.
Pour s’affranchir de ce phénomène, la profession a opté d’effectuer toutes les mesures colorimétriques en lumière du jour normalisée (illuminant D65).
Les référenciels (voir ADAL Informations n° 16)
Le nombre de couleurs possibles étant infini, des référentiels ont été définis.
Ces référentiels sont des sélections de couleurs parfaitement définies dans un système de mesure colorimétrique. Le référentiel le plus utilisé pour le thermolaquage de l'aluminium est le RAL 841 GL.
Les fabricants de peinture proposent également leurs propres nuanciers. Pour des chantiers importants, il est possible de créer ou de contretyper une teinte particulière en sachant toutefois qu'une couleur, choisie sur un nuancier destiné à l'imprimerie ou à l'industrie textile, ne pourra pas toujours être reproduite fidèlement, du fait des contraintes techniques.
Il est impératif de se reporter à une référence colorimétrique en utilisant son code spécifique ou, pour une teinte particulière non référencée, il est nécessaire de réaliser des plaquettes témoins.
On ajoute au code de la couleur la valeur de la brillance à obtenir (mesurée selon la norme ISO 2813 avec un angle à 60°) pour définir complètement la teinte, par exemple : nuancier RAL 841 GL, RAL 9010, 80 % de brillance.
La fabrication des peintures en poudre
Un mélange savant de pigments, résines et additifs
La peinture en poudre est un composé complexe comprenant de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines et des additifs.
Ces éléments sont destinés à procurer la couleur mais également la brillance, l’aspect de surface, la durabilité et les performances mécaniques.
Pour une même couleur, plusieurs formulations pigmentaires sont possibles.
De ce fait, d'un fabricant à l'autre la couleur obtenue peut présenter des différences.
Les fabricants ont mis en place, à chaque étape de leur production, des systèmes de contrôle pour assurer la reproductibilité de la teinte
Le thermolaquage
Il est réalisé principalement en trois phases :
- Un Traitement de surface chimique pour garantir une bonne adhérence de la peinture sur l'aluminium et des performances anti-corrosion.
- Un Poudrage électrostatique pour appliquer correctement la poudre sur la pièce.
- Une Polymérisation dans un four pour obtenir les caractéristiques mécaniques et d'aspect de la teinte.
N.B. : Lors de la cuisson, la réactivité des résines et/ou la sensibilité des pigments peuvent être aussi des causes d’écarts colorimétriques. De même, le système d'application de la poudre et le type de matériel utilisé peut générer de légers écarts de teintes lors de l'application des couleurs à effets.
Dans la plupart des cas, ces écarts sont suffisamment faibles pour ne pas être détectés.
Les recommandations
De ce qui précède, il ressort que la couleur est le résultat d'un processus complexe.
Il est courant qu'un ouvrage soit livré dans une teinte homogène. Toutefois, des différences d'alliages et de mode de fabrication des supports peuvent entraîner de petites variations d'aspect (teinte, brillance...) qui doivent être considérées comme normales car elles sont inévitables.
Pour limiter les risques d'écarts de teinte il est recommandé de bien préciser, pour la couleur souhaitée, la référence (référence RAL, brillance, référence fournisseur ou plaquette témoin) et si possible se limiter à un seul lot de fabrication.
Pour + d'information, consultez le site Internet : www.pourpre.com