Association pour le développement de l'Aluminium Anodisé ou Laqué

Professionnels

Recommandations pour le thermolaquage

pix_gris.gif visuel_ther_reco_1.pngPerception de la couleur (voir ADAL Informations n° 16)

La notion de couleur est liée à la perception et à l'interprétation subjective de chacun.

De nombreuses conditions modifient la perception des couleurs :
- Différences de luminosité (soleil, lampe au tungstène, lampe UV)
- Différences d'observateurs (œil de chaque individu, âge,...)
- Différences de taille des pièces revêtues (échantillons de faible taille, géométrie,...)
- Différences de fonds (contraste)
- Différences directionnelles (angle d'observation,...)

Le but des mesures colorimétriques est de traduire le jugement visuel d'un observateur, par des valeurs numériques.

fleche.gif La Teinte (rouge, jaune, vert, bleu,…)
fleche.gif La Clarté (claire, foncée),
fleche.gif La Saturation (couleurs vives, couleurs ternes).

NB : le mode de mesure couramment utilisé est le système CIELAB (L*,a*,b*).

pix_gris.gif  Le métamérisme (voir ADAL Informations n° 16)

Un même revêtement peut présenter des apparences identiques ou différentes selon l'éclairage. On appelle ce phénomène le métamérisme.

Visuellement, le métamérisme se traduit par un phénomène d’amplification ou d’inversion d’une teinte si on change la composition de la lumière sous laquelle on l’observe.
fleche.gif Exemple : Une teinte apparaissant légèrement rouge sous un éclairage donné devient beaucoup plus jaune observée sous une autre lumière.

Pour s’affranchir de ce phénomène, la profession a opté pour effectuer toutes les mesures colorimétriques en lumière du jour normalisée (illuminant D65).

pix_gris.gif Les référenciels (voir ADAL Informations n° 16)

La palette de couleurs étant large,Le nombre de couleurs possibles étant infini, des référentiels ont été définis.
Ces référentiels sont des sélections de couleurs parfaitement définies dans un système de mesure colorimétrique.

L'ADAL recommande l'utilisation du nuancier RAL 841 GL pour la définition des teintes > à 60% de brillance et le nuancier RAL 840 HR pour la définition des teintes < 60% de brillance.

Les fabricants de peinture proposent également leurs propres nuanciers. Pour des chantiers importants, il est possible de créer ou de contretyper une teinte particulière en sachant toutefois qu'une couleur, choisie sur un nuancier destiné à l'imprimerie ou à l'industrie textile, ne pourra pas toujours être reproduite fidèlement, du fait des contraintes techniques.

fleche.gif Il est impératif de se reporter à une référence colorimétrique en utilisant son code spécifique ou, pour une teinte particulière non référencée, il est nécessaire de réaliser des plaquettes témoins.

On ajoute au code de la couleur la valeur de la brillance à obtenir (mesurée selon la norme ISO 2813 avec un angle à 60°) pour définir complètement la teinte, par exemple : nuancier RAL 841 GL, RAL 9010, 80 % de brillance.

pix_gris.gif  La fabrication des peintures en poudrevisuel_ther_reco_2.png

Un mélange savant de pigments, résines et additifs

La peinture en poudre est un composé complexe comprenant de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines et des additifs.

fleche.gif Ces éléments sont destinés à définir la couleur mais également la brillance, l’aspect de surface, la durabilité et les performances mécaniques.
fleche.gif Pour une même couleur, plusieurs formulations pigmentaires sont possibles.
fleche.gif De ce fait, d'un fabricant à l'autre la couleur obtenue peut présenter des différences.
fleche.gif Les fabricants ont mis en place, à chaque étape de leur production, des systèmes de contrôle pour assurer la reproductibilité de la teinte

pix_gris.gif Les recommandations

De ce qui précède, il ressort que la couleur est le résultat d'un processus complexe. 

Habituellement, un ouvrage est livré dans une teinte homogène. Toutefois, des différences d'alliages et de mode de fabrication des supports peuvent entraîner de petites variations d'aspect (teinte, brillance...) qui doivent être considérées comme normales car elles sont inévitables.

fleche.gif Pour limiter les risques d'écarts de teinte, il est recommandé de bien préciser, pour la couleur souhaitée, la référence (référence RAL, brillance, référence fournisseur ou plaquette témoin) et si possible se limiter à un seul lot de fabrication.

fleche.gif Pour + d'information, consultez le site Internet : www.pourpre.com


Le Métal

 


 De nombreux alliages sont aptes au thermolaquage. Pour obtenir un bon résultat en terme de tenue à la corrosion il est conseillé d'utiliser du AA 6060 ou du AA 6063.

La Chaîne Qualité impose pour les ouvrages extérieurs l’utilisation d’alliages respectant les tolérances les plus exigeantes. Les fileurs du GLFA ne livrent, pour le Bâtiment, que des profilés en alliage « AA 6060 Bâtiment ».

Teneur en :
Cuivre
Plomb
Silicium
"Alliage AA 6060" selon la Norme NF EN 573-3
0,10 %
0,05 %
0,30 à 0,60 %
"Alliage AA 6060 Bâtiment" du GLFA
0,02 %
0,02 %
0,30 à 0,55 %

L'ADAL a établi des règles professionnelles qui définissent les critères d'acceptabilité d'une pièce laquée (Télécharger le fichier).


Atmosphères  


 

Les produits et techniques préconisés par l’ADAL ont servi à l'élaboration de la norme NF P 24-351 sur la protection contre la corrosion et la prévention des états de surface des fenêtres, façades rideaux, semi-rideaux et panneaux à ossature métallique.


A partir de cette norme, les recommandations de l'ADAL sont les suivantes :


Expositions
Atmosphères extérieures
Expositions
I1 I2
I3 I4
I5
E11 E12
E13 E14
E15 E16
E17 E18
E19
Thermolaquage
QUALICOAT
QUALICOAT
ES
QUALICOAT
QUALICOAT
(préparation anodique)
QUALICOAT
QUALIMARINE
ES

ES : Etude spécifique
Le tableau indique les minima requis.


Définition des expositions selon la norme NF P 24-351 :





I1 Locaux à faible hygrométrie
E11 Atmosphère rurale non polluée
I2 Locaux à hygrométrie moyenne E12 Atm. normale urbaine ou industrielle
I3 Locaux à forte hygrométrie E13 Atm. sévère urbaine ou industrielle
I4 Locaux à très forte hygrométrie E14 Atm. marine 10 à 20 km du littoral
I5 Ambiance agressive E15 Atm. marine 3 à 10 km du littoral


E16 Bord de mer (<3 km du littoral)


E17 Atm. mixte normale


E18 Atm. mixte sévère


E19 Atm. agressive


Les Classes de Revêtementsvisuel_ther_reco_3.png

 


 Les peintures généralement utilisées dans le cadre du label Qualicoat sont en poudre à base de résines polyesters, polyuréthane.
Il existe trois classes de peinture agréées (cf. label Qualicoat).

Il existe également d'autres familles de poudres utilisables uniquement en intérieur :
Poudres époxydiques
Poudres mixtes ( époxy-polyester)
Poudres polyester industrielles (hors bâtiment)


 


 

pix_gris.gif  Emballage et stockage

Afin de protéger l'aspect des éléments thermolaqués, il convient de prendre des précautions pour éviter toute altération du revêtement.

Les chargements doivent être soigneusement arrimés de manière à éviter tout frottement (fretting) qui pourrait détériorer les éléments thermolaqués.

Les profilés emballés sous film plastique sont sensibles à une exposition prolongée au soleil et en milieu humide. On peut constater certains marquages inesthétiques. Ne jamais stocker les éléments thermolaqués filmés à l'extérieur.
Ne jamais stocker les éléments thermolaqués filmés directement sur une surface humide: pelouse, sable ...
dans un environnement agressif (vapeurs corrosives, bouches d'égouts, poussières de ciment et de plâtre).

Les pièces thermolaquées subissant des altérations profondes lors des manutentions doivent être rebutées.
En effet la destruction du film de peinture supprime la protection contre la corrosion de l'aluminium.


pix_gris.gif  Usinage/Pliage/Cintragevisuel_ther_reco_4.png

USINAGE
L’ensemble des opérations d'usinage doit se faire sur des produits dont la température de surface est supérieure à 0°C.
Ne travailler qu'avec des outils spécifiques au travail de l'aluminium, exempts de rouille, correctement réglés, affûtés, lubrifiés avec des produits compatibles et aux bonnes vitesses de coupe et d'avance.

En particulier, ils ne doivent pas avoir été utilisés pour le travail de métaux ferreux ou cuivreux.

Les zones d'appui des différents postes de travail doivent être exempts de copeaux ou d'aspérités pouvant blesser la couche de thermolaquage.

Après usinage, un thermolaquage correctement réalisé ne doit présenter aucune détérioration et en particulier aucun éclat ni décollement du film de laque.


fleche.gif CAS PARTICULIER DU PLIAGE DES TÔLES
Bien que non préconisé dans le label QUALICOAT, l'usage nous amène à préciser les bonnes règles opératoires d'un pliage.
Certaines teintes ne sont pas aptes au pliage.( aspects spéciaux, métallisés…)

La performance au pliage industriel des tôles d'aluminium thermolaquées, dépend de plusieurs critères :
 - l'alliage et l'état métallurgique des tôles
 - le type de revêtement
 - les conditions de pliage

Les tôles doivent avoir les caractéristiques suivantes :
 - Alliage : l'alliage doit être choisi en fonction des ces aptitudes à recevoir une opération de thermolaquage et à subir une déformation mécanique.
 - Etat métallurgique : H 12 ou H 24
 - Epaisseur des tôles : de 5/l0ème à 20/l0ème

Stockage des tôles : Plus le temps de stockage des tôles thermolaquées est réduit, meilleures seront les performances de pliage.

pix_gris.gif L’OPERATION DE PLIAGE

Essais préliminaires :
Il est impératif d'effectuer des essais de pliage immédiatement avant le lancement de la campagne de pliage. Ces essais devront être réalisés :
- sur un échantillon significatif des tôles laquées à plier
- dans le sens du laminage et également perpendiculairement au laminage.

Conditions de pliage :
 - Le pliage «en l'air» doit être privilégié au pliage «frappé».
 - Le type de V doit être choisi en fonction de l'épaisseur de la tôle.
 - Il convient de ne pas utiliser de poinçon de rayon inférieur à 3 mm.
 - La force du pliage devra être adaptée en fonction de l'épaisseur de la tôle.
 - Le pliage devra être effectué sur tôle filmée afin de ne pas détériorer le revêtement pendant l'opération.


fleche.gif OBSERVATION DU PLIAGE
Aucun décollement du revêtement ou mise à nu du métal ne doit être observé. Toutefois, une microfissure du film de peinture le long de l'arête de pliage (étirement du feuil de peinture) est acceptable.

fleche.gif CINTRAGE
QUALICOAT préconise de ne pas cintrer après laquage.

pix_gris.gif  VEC
Il est exigé un thermolaquage QUALICOAT et QUALIMARINE

fleche.gif conformément au cahier du vec n° 3488 du cstb des tests de convenance sont nécessaires.