Il existe principalement deux procédés industriels de traitements de surface sur l'aluminium brut : ce sont les procédés d'Anodisation et de Thermolaquage, qui, tout en protégeant l'aluminium, lui confèrent un aspect décoratif .
Aluminium Anodisé
L’anodisation
Lors de l'opération d'Anodisation, on crée au sein de l'aluminium, dans des bains au trempé, une couche protectrice plus ou moins épaisse, suivant le lieu d'exposition de l'aluminium traité, intérieur ou extérieur...
Dans les pores de cette couche protectrice, on peut déposer ou non par voie chimique ou voie électrolytique des colorants de tous types.
Dans le cas où on ne dépose pas de colorants, la teinte est dite naturelle.
De plus, on peut également chez les industriels de l'anodisation par voie chimique, voie électrolytique ou voie mécanique, obtenir différents aspects sur les pièces traitées : polis, brossés, brillants, satinés brillants, satinés mats.
Enfin, une fois l'aspect et la couleur choisis par le client réalisés, la couche d'anodisation protectrice est colmatée pour la rendre inerte vis-à-vis du milieu extérieur.
A ce jour, tous les aspects mentionnés ci-dessus sont réalisables industriellement, sans problèmes, et les principales couleurs obtenues sont les teintes naturelles, or, bronze, bleue, grise, verte, noire pour l'extérieur et les teintes rouge, orange, violette et autres pour l'intérieur.
Il est à noter qu'avec des procédés industriels spécifiques on peut obtenir des teintes définies pour l'intérieur, applicables en extérieur.
La couleur et les aspects
La couleur :
On distingue principalement deux types de coloration :
Coloration chimique :
Elle est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques contenant des colorants organiques pour les applications intérieures ou minéraux pour les applications extérieures avec une tenue moyenne aux U.V.
Exemples de couleurs organiques : rouge, bleu, vert, noir, etc.
Exemples de couleurs minérales : gammes des Or, Champagne.
Coloration électrolytique :
Elle est réalisée par immersion des pièces anodisées dans des bains chimiques, avec courant et tension. Ces bains contiennent des sels métalliques conférant pour les applications extérieures une excellente tenue aux U.V.
Exemples de couleurs électrolytiques : bleu, vert, gris, gamme des Bronze, Or.
Les aspects :
On peut industriellement obtenir plusieurs types de finition :
Brillant :
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.
Par voie chimique, dans un bain acide, avec ou sans courant (brillantage chimique ou électrolytique).
Satiné :
Par voie chimique dans un bain fortement alcalin.
Brossé :
Par voie mécanique avant anodisation, avec abrasif et pâte à polir.
Emerisé :
Par voie mécanique avant anodisation, avec une toile d'émeri.
Tous ces aspects peuvent être combinés avec des colorants ou non : par exemple, brossé brillanté, satiné incolore, brillanté coloré, etc...
Aluminium Thermolaqué
Perception
de la couleur
Le
métamérisme
Les
référenciels
La
fabrication
Le
thermolaquage
Les
recommandations
Perception de la couleur (voir ADAL Informations n° 16)
La notion de couleur est liée à
la perception et à l'interprétation subjective
de chacun.
De nombreuses conditions affectent la façon dont on
perçoit les couleurs :
- Différences de luminosité (soleil, lampe au tungstène, lampe UV)
- Différences d'observateurs (œil
de chaque individu, âge,...)
- Différences de taille des pièces revêtues (échantillons de faible taille, géométrie,...)
- Différences de fonds (contraste)
- Différences directionnelles (angle
d'observation,...)
Le but de la colorimétrie est de traduire par des valeurs numériques les plus objectives le jugement visuel d'un observateur humain.
La colorimétrie utilise trois notions :
La
Teinte (rouge, jaune, vert, bleu,…)
La Clarté (claire, foncée),
La
Saturation (couleurs vives, couleurs ternes).
NB :le mode de mesure couramment utilisé est le système
CIELAB (L*,a*,b*).
Le métamérisme (voir ADAL Informations n° 16)
Un même revêtement peut présenter des apparences
identiques ou différentes selon l'éclairement.
On appelle ce phénomène le métamérisme.
Visuellement, le métamérisme se traduit par
un phénomène d’amplification ou d’inversion
d’une teinte si on change la composition de la lumière
sous laquelle on l’observe.
Exemple : Une teinte apparaissant
légèrement rouge sous un éclairage donné
devient beaucoup plus jaune observée sous une autre
lumière.
Pour s’affranchir de ce phénomène, la profession a opté d’effectuer toutes les mesures colorimétriques en lumière du jour normalisée (illuminant D65).
Les référenciels (voir ADAL Informations n° 16)
Le
nombre de couleurs possibles étant infini, des référentiels
ont été définis.
Ces référentiels sont des sélections
de couleurs parfaitement définies dans un système
de mesure colorimétrique. Le référentiel
le plus utilisé pour le thermolaquage de l'aluminium
est le RAL 841 GL.
Les fabricants de peinture proposent également leurs
propres nuanciers. Pour des chantiers importants, il est possible
de créer ou de contretyper une teinte particulière
en sachant toutefois qu'une couleur, choisie sur un nuancier
destiné à l'imprimerie ou à l'industrie
textile, ne pourra pas toujours être reproduite fidèlement,
du fait des contraintes techniques.
Il est impératif de se reporter à une
référence colorimétrique en utilisant
son code spécifique ou, pour une
teinte particulière non référencée, il est nécessaire de réaliser des plaquettes
témoins.
On ajoute au code de la couleur la valeur de la brillance à obtenir (mesurée selon la norme ISO 2813 avec un angle à 60°) pour définir complètement la teinte, par exemple : nuancier RAL 841 GL, RAL 9010, 80 % de brillance.
La fabrication des peintures en poudre
Un mélange savant de pigments, résines et additifs
La peinture en poudre est un composé complexe comprenant
de 10 à 15 composants dont des pigments, des résines
et des additifs.
Ces éléments sont destinés à
procurer la couleur mais également la brillance, l’aspect
de surface, la durabilité et les performances mécaniques.
Pour une même couleur, plusieurs formulations
pigmentaires sont possibles.
De ce fait, d'un fabricant à l'autre la couleur
obtenue peut présenter des différences.
Les fabricants ont mis en place, à chaque
étape de leur production, des systèmes de contrôle
pour assurer la reproductibilité de la teinte
Le thermolaquage
Il est réalisé principalement en trois phases :
- Un Traitement de surface chimique pour garantir une bonne adhérence de la peinture sur l'aluminium et des performances anti-corrosion.
- Un Poudrage électrostatique pour appliquer correctement la poudre sur la pièce.
- Une Polymérisation dans un four pour obtenir les caractéristiques mécaniques et d'aspect de la teinte.
N.B. : Lors de la cuisson, la réactivité
des résines et/ou la sensibilité
des pigments peuvent être aussi des causes
d’écarts colorimétriques. De même, le système d'application de la poudre et le type de matériel utilisé peut générer de légers écarts de teintes lors de l'application des couleurs à effets.
Dans la plupart des cas, ces écarts sont suffisamment
faibles pour ne pas être détectés.
Les recommandations
De ce qui précède, il ressort que la couleur est le résultat d'un processus complexe.
Il est courant qu'un ouvrage soit livré dans une teinte homogène. Toutefois, des différences d'alliages et de mode de fabrication des supports peuvent entraîner de petites variations d'aspect (teinte, brillance...) qui doivent être considérées comme normales car elles sont inévitables.
Pour
limiter les risques d'écarts de teinte il
est recommandé de bien préciser, pour la couleur
souhaitée, la référence (référence
RAL, brillance, référence fournisseur ou plaquette témoin)
et si possible se limiter à un seul lot de fabrication.
Pour + d'information, consultez le site Internet :www.pourpre.com